La circoncision est pratiquée par le peuple juif depuis (et parce) que l'ordre en fut donné à notre ancêtre Abraham (Genèse, chapitre 17), et réitéré dans Lévitique 12. Elle fut pratiquée en Egypte à l'époque de l'esclavage des Hébreux, puis par Josué dans le désert avant d'hériter de la Terre d'Israël.
La Torah –Pentateuque- et les Prophètes insistent sur le fait que la pratique de la circoncision physique doit s'accompagner de la circoncision du cœur, à savoir un contrôle de ses aspirations et envies des choses du monde.
La circoncision rituelle juive s'effectue chez le nouveau né (de mère juive) le huitième jour, même Chabbat ou Kippour.
Elle ne peut se faire que sur un enfant en bonne santé, indemne de toute affection ou infection, alors que la jaunisse disparaît.
Le Mohel passe en général 48 heures avant la circoncision pour examiner l'enfant, donner aux parents la liste des quelques fournitures nécessaires à l'accomplissement de son geste (Alcool, compresses etc...) et répondre à toutes les questions qu'ils peuvent se poser sur le déroulement de la circoncision et les suites. Il donne également un document décrivant les quelques soins à effectuer pour une bonne cicatrisation.
Les parents se doivent de signaler au Mohel tout problème de santé dont la méconnaissance pourrait nuire au bon déroulement de la circoncision: jaunisse, vomissements, perte de poids ou non reprise de poids, infection urinaire ou autre, traitements ou bilans éventuels en cours, hépatite virale maternelle ou séropositivité.
Lors de ce passage, voire avant, le Mohel peut être amené à demander à consulter la Ketouba (acte de mariage religieux) des jeunes parents, et en son absence celle des grands parents ou un certificat de conversion, voire des pièces d'état civil comme le livret de famille ou un extrait d'acte de naissance.
La Brit Milah peut se faire dans une synagogue, dans un appartement ou tout autre lieu convenable, à la convenance des parents. Il n'apporte rien de rechercher à la faire en cabinet médical, et dangereux de le faire en milieu hospitalier.

L'usage des circonciseurs de la communauté juive est de ne pas circoncire les enfants non juifs et de laisser cette intervention aux chirurgiens.

La Brit Milah d'un nourrisson n'est pas un acte médical au sens administratif du terme, et ne peut faire l'objet d'un remboursement par l'Assurance Maladie.

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